Skip to main content

À la rencontre de la campagne birmane

Nous quittons les magnifiques ruines de Bagan pour se rendre vers une des plus grande attraction du Myanmar, le lac Inle. Nous optons pour un bus de jour étant donné que l’on ne veux pas d’un torticolis, d’une nuit sans sommeil et d’arriver dans une ville à 4am. Nous partons donc, le trio France, Portugal et Canada, vers ce lac aux pêcheurs traditionnels.

La route est jolie et très variée, nous traversons des zones plutôt désertiques pour ensuite zigzaguer dans les collines et finalement arriver dans une petite ville. Nous agrandissons le trio en quarto, un peu sans avoir notre mot à dire. Marina, une Russe un peu hyperactive, décide qu’elle nous aime bien et gérera, à nos dépends, notre horaire à sa guise. Elle commence par nous réserver un tour en bateau autour du lac dès le lendemain matin et ce soir même c’est une représentation de marionnettes traditionnelles qui s’inscrit à notre horaire. Elle n’est pas de tout repos, mais elle nous fait bien rire.

Le rendez-vous a été fixé à 7:30am au quai. Le trio est bien à l’heure, mais pas la Russe, elle qui nous avait bien charrié la veille de ne pas être en retard. La barque est sur le long, nous avons chacun notre chaise de roi avec coussins et couverture pour la moitié des passagers. Nous voguerons le long d’un canal pour arriver à l’embouchure du lac. Il y a quelques pêcheurs équipés de leur cage traditionnelles, on croirait qu’ils posent pour les photos, mais le capitaine file à une allure qui ne permet pas d’en profiter pleinement. Nous traversons le lac accompagné de toutes les autres barques de touristes. La journée se dessine un peu trop comme un attrape touriste où chaque arrêt est conditionné par la vente d’objets pour touristes, à prix de touristes. Nous visitons tout de même une fabrique de tissage assez intéressante avec des métiers à tisser munis de petites catapultes pour faire passer le fil d’un côté à l’autre peu importe la longueur du métier. Nous irons voir, également, une pagode, un monastère et un grand marché semi touristique et semi local. Grosso modo, c’est ce que l’on fera au lac Inle et ce sera suffisant pour nous.

Nous prenons donc un tuk-tuk le lendemain pour se rendre à une intersection suffisamment importante pour se tasser dans un petit bus local vers Kalaw. Jolie petite ville dans les collines d’où le trek populaire entame son départ pour un trois jours de trek vers le lac. Nous ne voulons pas de ce circuit que tout le monde prend. Nous irons donc voir Oncle Sam pour trouver un itinéraire de deux jours, mais uniquement autour de Kalaw. Le trio rencontre donc un duo et une certaine guide qui aime bien qu’on l’appelle Angelina Jolie. Elle nous conquis assez vite avec son sourire et son énergie, alors on fait pression auprès de Sam, car c’est elle que l’on veut.

Celle qui se dit Angelina Jolie
Celle qui se dit Angelina Jolie

Nous nous rencontrons tous dès le lendemain matin huit heure, prêt paré pour l’aventure. Il y a Paulo, notre comique d’adoption portugais, Charles, le prince rocker de Versailles, Marina, une enseignante du sud de la France exilée à Paris pour vivre avec son prince et bien sûr, nous deux. Ce sera une belle équipe.

polaroid-myanmar-birmanie-lnle-lake-kalaw-rando-1

Nous marcherons entre sentiers et petits chemins de campagne, nous croiserons principalement des locaux transportant marchandises de la terre et accompagné de leurs vache blanches, le zébu. Le paysage est magnifique, après une matinée à parcourir une forêt de pins, où nous découvrirons d’immenses nids d’araignées, plutôt surprenant, mais ce ne sont pas le genre épeurantes grosses, poilues avec milles yeux. Elles sont sveltes au petit corps pourvues de longues pattes. Il y en avait tout de même partout dans les arbustes. À la sortie de la forêt, le décor change rapidement pour nous offrir un panorama de collines et de champs. La terre est rouge et le chemin poussiéreux.

Nous ferons une première rencontre dans un champs d’ail. Une petite famille nous fait le plaisirs de nous offrir leur plus beau sourire. Marina en profitera pour sortir son Polaroïd et leur laisser un souvenir instantané. Cet engin revenu à la mode fait bien envie à Tom-tom. En plus, celui de Marina est plutôt joli, selon moi, mais bien gros pour mon petit sac à dos déjà rempli de matériel photo. Marina offrira tout au long de la rando des clichés à plusieurs enfants, la magie qui s’opère est génial à observer, autant dans les yeux des enfant que sur le papier photo. Lors d’une pause, elle fera des portaits individuels à plusieurs fillettes tandis que le reste du groupe tentera de jouer avec un ballon particulier qui se joue comme un haki de ma jeunesse. Ici, il ressemble à un petit ballon d’osier tressé, par chez nous c’était un petit sac en macramé rempli de grains. Le but est de le garder dans le cercle, les gars, c’est pas au soccer qu’on joue!

Nous arriverons dans un village où nous prendrons le thé. La famille, tous plus beaux les uns que les autres, de toutes générations, ils sont tous si beau. La mémère se voit complimenté par Thomas, mais elle se dit trop vielle pour être belle, nous ne sommes pas d’accord avec elle. Son mari est tout aussi beau avec ses yeux pétillants et sa serviette orange qui fait parti de son costume traditionnel. Nous partagerons ce thé tous assis autour d’une table basse. Il y aura également un plat de noix et graines mélangés agréablement assaisonné, on y était un peu accro.

Après une bonne journée de marche, de conversation, de photos, de rencontres et de collations multiples, nous arrivons dans la maison où nous passerons le reste de la soirée et la nuit, bien sûre. Juste en face, il y a le petit dépanneur du coin. La bière n’étant pas très chère, les grosses bouteilles s’alignent sur la table. Les quelques autres touristes chantent et jouent avec les enfants du village, ça fait tout un bruit de fond tout en rires et en chansons. Nous observerons le jeux qui s’apparente à roche-papier-ciseaux. La température ambiante commence à chuter rapidement, on se couvre avec nos couvertures pour prolonger la soirée. Nous mangerons tout un festin, mais accompagné que de notre guide. Nos hôtes restent bien cachés et à l’écart dans la pièce adjacente. Malgré la légère déception de cette séparation, nous apprécions grandement le repas et cette guide qui nous fait bien rire. La quantité et les saveurs sont au rendez-vous.

Afin de passer le temps malgré la barrière de langue parfois présente entre le français,l’anglais et autre, Marina nous sort un jeu de carte qui agrémentera bien le reste de la soirée. Tokyo train! En gros, on parle en une langue aux sonorités japonaises à un co-équipier afin de positionner des cartes de couleurs diverses dans l’ordre voulu et ce, avant les autres équipes. Assez drôle! Yamaguchiken, Takebayachi, NON!, Tukosishemu….ahaha! Sur ce, bonne nuit à tous et n’oubliez pas d’aller voir les étoiles en allant aux bécosses, elles sont magnifiques. Les étoiles!

Matin plutôt frais, la maisonnée se réveille doucement. Nous repartons sur les chemins à la découverte de nouvelles vallées et de nouveaux villages. Ce midi, nous aurons la chance de manger dans une famille qui célèbre un mariage. Malheureusement nous seront trop tard pour la cérémonie, mais les invités semblent encore tous là. On aura droit à de la bonne viande et beaucoup de morceaux de gras rôti. Les gars semble apprécier plus que les filles. Les mariés sont assez jeunes, mais pas trop, environs 18 ans. Les parents ont choisi la destinée de ces jeunes, il est important de garder les gens du même clan ensemble afin de conserver ses coutumes.

Nous marcherons le long du chemin de fer un moment et nous prendrons le thé dans un resto. Un petit boui-boui qui offre le breuvage chaud accompagné d’un long beignet qui s’apparente à un « churos ». Nous rentrons doucement vers Kalaw, il ne faut pas trop tarder, car Thomas et moi prenons un bus de nuit ce soir. Arrivé en ville, Charles et Marina nous font la grâce de nous prêter leur douche afin de nous rafraîchir et nous dépoussiérer avant la longue nuit d’autobus. C’est vraiment plus qu’apprécié. Nous filons ensuite au resto pour souper et on se gâte une bonne crêpe aux bananes tant anticipé. C’est déjà presque la fin de notre périple au Myanmar, mais c’est définitivement la fin du trio. Au revoir Paulo, on aura bien apprécié cette semaine en ta compagnie. On espère bien te revoir un de ces quatre à Porto!

2 thoughts to “À la rencontre de la campagne birmane”

    1. Merci Colin, On sort d' »une longue rando, ce qui explique le delai des articles et l’internet au Népal n’est pas tout le temps bon mais on avance. On est en France dans 3 Semaines, le 5 Mai ! Je t’écris bientôt coquine 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *