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Hsipaw, finalement la campagne

Il est plus que bon de finalement quitter les zones urbaines pour se retrouver dans un endroit à l’échelle humaine. Nous arriverons dans le petit village de Hispaw vers 10h pm, c’est noir et plutôt désert. Malgré nos habitudes de trouver nos hébergements sur place, nous avons dévié à la règle et ce sera avec bonheur que nous marcherons vers un lieu pré-déterminé. Les gens du Myanmar sont vraiment super gentil, alors que nous demandons notre chemin à un grand ado, il nous offre de monter dans la boîte de son camion et de nous y conduire, c’était sur son chemin. Ce sera une bonne nuit de sommeil dans la fraîcheur des montagnes environnantes.

Le matin venu, nous décidons de passer qu’une journée dans la région afin de se promener dans les environs et de repartir dès le lendemain. La descente en ville se fera via le fameux train, sur la section la plus populaire et légendaire de tout le pays. Nous aurions aimé faire un peu de randonnée dans les environs parmi les tribus locales, mais le temps nous manque.

Marcher dans les rues et les ruelles est très reposant. Nous rencontrons des visages souriants qui s’occupent à leurs besognes routinières. Des dames font la lessive dans un ruisseau, d’autres s’occupent des enfants, des enfants s’occupent souvent seuls, d’autres s’affairent à préparer un repas et des moines, bien sûre, marchent par-ci, par-là. Nous traverserons le marché et découvrirons un joli point de vue sur la rivière.

De retour sur la rue principale, nous prendrons le temps de manger un petit bout. C’est ici que nous rencontrerons un garçon, notre serveur, qui aura quitté son coin suite à une rupture amoureuse. Il cherchait un air nouveau et probablement une nouvelle demoiselle à aimer. Plutôt sociale et avec un anglais assez bon, il discute un long moment avec nous, ses seuls clients du moment. Après le repas et une longue conversation, nous repartons.

Grâce à lui et ses conseils, nous longerons la rivière vers un village non loin de là. Nous sommes à la campagne, les champs, la rivières et quelques cabanes forment le paysage. C’est magnifique et agréable. Les gens nous saluent sur notre passage, ainsi que les chiens et les poules. Nous nous régalons de ce moment, quand un vieux monsieur nous fait signe! Voilà, c’est parti, on va prendre le thé et bien plus.

Un vieux et un moins vieux

Nous nous asseyions tous les quatre dans ce que je qualifierais de la pièce principale. Nous gesticulons, nous rions et bien sûre, nous sourions à tout un chacun. Nous parlerons de la famille, de tatouage et de la maison. De fil en aiguille, notre bon vieux monsieur, fier de ses invités et heureux d’avoir de la compagnie, il part chercher du « whisky » et des « chips du Myanmar ». C’est très gentil, mais je déteste l’alcool fort, surtout cul sec comme ca! Thomas en aura un peu plus que moi, je partage ma part après deux petites gorgées qui me font grimacé, ce qui les fait bien rire. Les chips c’est quand même bien meilleur. Le temps file, l’orage passe, heureusement on était protégé chez nos monsieurs. On prends des vidéos, on prends des photos, mais le vieux ne fait pas très bien la différence. Il cherche la lumière qui prouve que la photo est bien prise, mais à son grand étonnement ni notre caméra, ni notre appareil photo ne fera cette lumière tant attendue. Hilarité et bons moments assurés. Le temps de partir, il veut des photos, on lui demande donc un adresse. Nous doutons grandement que cette cabane soit liée à la poste, mais il disparaît en courant et revient avec son nom écrit dans notre petit carnet. C’est mignon, mais ce sera malheureusement insuffisant pour envoyer les photos. Désolé mon vieux! C’est alors qu’il se pâme devant ma montre. Une vieille Timex sport, c’est pas la plus belle, mais tout de même pratique en voyage, mais bon, elle est maintenant sienne. Vous devriez voir son sourire avec la montre au poignet. Ça y est, nous les quittons. Merci pour ces beaux moments et ces rires partagés.

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Mister U Mya Maung et sa nouvelle montre
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De gauche à droite: Sai Thein Tun, U Mya Maung et Tom-Tom


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De retour en ville nous allons prendre un super « jus » chez monsieur shake. C’est la saison des avocats, alors avocado shake, guacamole et avocado salad. La totale! Ça fait du bien, car au Myanmar on a de la difficulté à trouver des légumes dans nos assiettes.

Tôt, mais pas trop, nous nous dirigeons de bon matin vers la gare de train. Le train passera vers 9h am. Nous achetons nos billets jusqu’à Pyin-Oo-Lwin. C’est la bonne idée, car on sauve un bon 5 hrs de train. Nous arriverons vers 20h plutôt que minuit. Le train est très de base et lorsqu’il entre en gare, c’est un retour dans le temps assuré. Un vacarme en norme avec nuage noir. Les wagons sont identifiés… mmm pas vraiment. On retrouve notre place seulement en demandant chacun notre tour à un membre de la gare où se trouve telle ou telle place. L’intérieur est plutôt crasseux, les vieux bancs sont certains inclinables, certains toujours inclinés ou tout simplement non-inclinable. On tente de ranger nos sacs sur les trois barres de fer au dessus de nos tête, mais faites attention pour bien les attacher car ça va brasser.

Le train pars, lentement mais sûrement. Le rythme est imposé par l’état des rails, c’est impressionnant de voir les wagons se balancer dangereusement de gauche à droite, de bas en haut et pourquoi pas en diagonale. Faut le voir pour le croire!

Les paysages sont superbes, campagnes et petits villages se succèdent. Plusieurs heures jusqu’au point fort du circuit, le viaduc. Le viaduc Goteik a été construit par un ingénieur anglais en 1899 et complété en 1900. À l’époque c’était le plus long pont à tréteaux au monde, c’est toujours le plus haut du Myanmar. Il mesure 689m de long et est supporté par 15 piliers. Les rumeurs courts que l’entretient aurait pu laisser à désirer au cour des décennies et c’est ce qui expliquerait le vitesse de croisière d’un escargot lors de la périlleuse traversée du monstre de fer et de bois. Rumeur ou réalité… nous somme toujours en vie et le pont tient toujours!

Finalement nous arrivons à Pyin-Oo-Lwin, nous ne sommes pas encore rendu à notre destination finale, Mandalay. Ce sera uniquement après un bon deux heures dans la boîte d’un Pick-up agrémentée de bancs de bois que finalement nous serons bel et bien arrivés.

Aucun regrets, ça valait le temps et le déplacement.

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