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Mingalaba Mandalay, oui et…

A Mandalay peut être nous n’avons pas compris ou raté quelque chose mais nous n’avons pas été transcendés.
Les bus au Myanmar ont ce quelque chose qui échappe à ma logique: ils partent souvent à des heures comme 7 ou 8h du soir, pour débarquer vers 4h ou 5h du matin… Du coup, on débarque la tête dans les champignons au milieu d’un gare de bus (qui sont comme des villages en soi, grouillantes d’activités) éloignée d’une 20 de minute du centre ville…. Du coup de nouveau, c’est Joe Taxi pour espérer rejoindre un logement abordable..
Ce coup ci par contre, nous n’avons pas pris de chances et avons réservé pour la première fois un hôtel, qui s’avère simple et basique mais propre.

On se met en quête de visiter un peu cette ville qui sur la carte semblait quadrillée à l’équerre avec des noms tombant sous le sens: rue14, rue 15, 16…. On se rend vite compte que la ville n’est vraiment pas le centre d’intérêt des environs; il est quasi impossible d’y circuler à pied et pour cause il n’a pas de trottoirs.
Ça grouille de partout et on retrouve nos scooters favoris qui nous frôlent. Le style de conduite me rappelle le Vietnam, où il semble que la seule règle qui vaille est celle du klaxon le plus bruyant ! Ça double par la droite, par la gauche, à contre sens… Pas de passages piétons et dès que l’on veux traverser, on a beau s’imposer on se fait klaxonner comme des mal propres ! Le centre n’est qu’une succession de buildings sans charme particulier, excepté une cité impériale entourée d’une fosse d’eau qui nous offrira notre seul intermède de trafic à vélo.

La rencontre avec un petit monsieur dans la rue, nous oriente vers un monastère à visiter absolument. Merci ! On suit ses conseils et trouverons un petit temple entièrement sculpté en Tek et fournis en détails. Autour, un petit cloitre et quelques bancs ombragés, un puis d’eau et quelques bâtisses en briques où vivent des moines. On aime bien ce lieux pleins de candeur.

Un peu plus loin, on marche dans des ruelles enfin beaucoup plus calmes et habitées jusqu’à des ateliers de fabrication. On passe un moment a observer les artistes travaillant la jade, actionnant leurs roues aux pied, et d’autres taper de l’or durant 8h, afin d’en extraire des feuilles fines comme du papier à cigarette. Plus loin, le coin des sculpteurs de bouddhas en pierre transforme l’univers d’une fine couche blanche.

La recherche d’un restaurant le soir venue s’avère assez difficile. J’oublie de dire qu’après le Vietnam et la Thailande, la cuisine Birmane est un peu moins gouteuse. On a la sensation que tout goûte un peu le poisson ! En fait pour le moment les meilleurs restaurants où l’on mange sont indien… au grand plaisir de Nana ! Généralement les repas Birmans ressemble à un bol de soupe (bouillon de poisson), un bol de légumes, d’oeufs étranges, du riz et un très petit bol de viande (qui lui aussi sent un peu le poisson). C’est généralement peu épicé et recouvert d’une épaisse couche d’huile ou de gras ( au moins çà conserve !).

Le lendemain, découverte des environs de la ville, à savoir un village isolé par un traversier et le fameux pont en tek de U-Bein. Seulement, on nous dis qu’on est obligé de prendre un taxi pour s’y rendre; et nous, on aime pas quand on nous oblige… Après vérification des carte, on décide de faire les 12 km à vélo. Nous tétus ?

Mais avant, ce sera un petit déjeuner bien sympa sur le toit vitré de notre hôtel, offrant un bon panorama de lever de soleil. Pour notre escapade, on trouvera que malgré le trafic, on préfère largement se promener à vélo dans cette ville qu’à pied.

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Après le traversier, on retrouve enfin la campagne. Petite balade agréable dans les champs, et chemins défoncés à la recherche des reste d’une ancienne cité désertée et de ses quelques Pagodes assez variées. Les Pagodes, ces tours circulaires de cultes bouddhistes sont omniprésentes au Myanmar.

On finit par rejoindre le lac de Amarapura et le pont U-Bein, réputé être le plus long en Tek du monde (1,5km) assez hallucinant !
Malgré la foule de touristes (heureusement pas que) qui parcourent le pont, le coucher de soleil s’avère superbe, et la présence de moines en robes parait un peu voulue pour les touristes.

A Mandalay on y reviendra, notamment pour la saint Valentin, et la même impression d’un centre ville désagréable et peu praticable nous restera en mémoire. Bon je ne suis pas un gros traditionnel de la fête des amoureux mais la vue d’une boulangerie à 9h du soir dans les rues sombres aura raison de notre gourmandise quasi légendaire… On se délectera d’une mousse au chocolat et gâteau au fromage aux bleuet… ah le sucre quand tu nous tiens !

Mise a part cette dégustation et un pont amusant, Mandalay nous a laissé un peu sur notre fin. Peut-être avions nous trop d’attendre ? Allez on tente l’aventure plus au nord, quittant un peu la ville.

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